Palais Gallien, Bordeaux, Gironde (33)

Les ruines de l’amphithéâtre de la ville gallo-romaine de Burdigala, plus connues sous le nom de palais Gallien, sont aujourd’hui les seuls vestiges visibles de cette époque. Situé en marge de l’agglomération, l’édifice est finalement absorbé par le bâti au cours du XVIIIe siècle et fait l’objet de campagnes de fouilles archéologiques depuis le XIXe siècle. C’est à cette même époque que la partie la mieux conservée est aménagée en square.

Le Palais Gallien, depuis la rue du Colisée.

Le Palais Gallien, depuis la rue du Colisée.

Sa construction remonte au IIIe siècle et il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historique sur la première liste établie en 1840. Il avait une capacité de plus de 20 000 spectateurs, soit le double de la population de la ville de l’époque. S’il n’en reste que peu de vestiges, ils nous donnent encore une idée de ses dimensions qui étaient impressionnantes : à l’extérieur, il faisait cent-trente-deux mètres sur cent-onze mètres et l’arène mesurait quant à elle soixante-dix mètres sur quarante sept. À titre de comparaison, à Rome, les dimensions du Colisée qui le précède de quelques décennies, sont à peine plus importantes : cent-quatre-vingt-sept mètre de long pour cent-cinquante-cinq mètres de large et l’arène fait quatre-vingt-six sur cinquante-quatre mètres.

L’appellation actuelle, qui apparaît en 1367, se rattache soit à l’empereur Gallien, soit à la fille du roi de Tolède, Galiene, épouse légendaire de Charlemagne.

Le Palais Gallien.

Sur la fiche Mérimée du monument (inventaire des Monuments Historiques), on peut lire un descriptif de l’édifice tel qu’il se présentait au XVIIIe siècle, avant son classement :

Au début du XVIIe siècle, les deux entrées axiales subsistaient entièrement, ainsi qu’un quart de la cavea. Le reste avait été démoli pour ne pas servir de retranchement à l’ennemi en cas de guerre. En 1793, l’adjudication des ruines provoqua leur démolition, interrompue en 1794. La superstructure est entièrement en blocage parementé en moellons. Cordons de briques. Gradins et planchers devaient sans doute être en bois d’après la présence de nombreux trous de poutres. Une soixantaine d’arcades ouvertes dans le mur extérieur donnaient accès à des galeries et vingt de ces accès se prolongeaient jusqu’à l’arène. Les portes se composaient, en rez-de-chaussée, d’un grand couloir flanqué de deux autres plus étroits, aboutissant à l’arène et sans communication avec les galeries. Les murs latéraux du couloir central se creusaient en contreforts concaves. Les portes étaient surmontées d’une fenêtre encadrée par deux niches. Le tout était couronné par une corniche à modillons. Des pilastres, toscans au rez-de-chaussée, doriques au premier étage, ornaient le tour de l’édifice.

Bordeaux - Palais Gallien

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