Le musée de Picardie, Amiens, Somme (80)

Réalisé à l’initiative de la Société des Antiquaires de Picardie, le Musée Napoléon (1855 – 1867) est le premier musée des beaux-arts installé dans un édifice neuf et spécifique. Conçu par l’architecte Henri PARENT, sur le modèle du Louvre de Napoléon III, le bâtiment imposant, doté d’un abondant décor sculpté, a l’allure d’un palais.

Un musée qui se veut un modèle de palais des arts.

Un musée qui se veut un modèle de palais des arts.

Offert à la ville par la Société des Antiquaires de Picardie, il ouvre en 1864 sous le nom de « Musée de Picardie ». Sa façade, autrefois ornée des portraits de Napoléon et d’Eugénie, portes aujourd’hui des figures allégoriques destinées à rappeler la diversité des collections qu’il abrite.

Pavillon central

Pavillon central

Détail du pavillon central

Détail du pavillon central

Le goût de l’époque pour le style néogothique s’inscrit dans la chapelle décorée par CAUCHEMONT sur les dessins de l’architecte DIET. A cette époque, l’intérêt pour la production des artistes contemporains est marqué par une importante commande à Puvis de Chavannes (1824 – 1898) dont les peintures murales ornent l’escalier de la galerie supérieure.

Lors de la rénovation de 1993, la rotonde Maignan fait elle aussi l’objet d’une commande réalisée par le plasticien américain Sol LeWitt. L’œuvre est intitulée Intitulé Wall Drawing n°711. Cette composition déploie sa palette de couleurs sur la rotonde Maignan, dont elle souligne l’architecture.

Sol LeWitt, Wall Drawing n°711 (1992) Sol LeWitt, Wall Drawing n°711 (1992)

Sol LeWitt, Wall Drawing n°711 (1992)

Sol LeWitt, Wall Drawing n°711 (1992)

Proposant initialement au public la collection patiemment réunie par la Société des antiquaires de Picardie, le musée s’est rapidement enrichi par les dépôts des Musées Nationaux et par une politique régulière d’acquisition. Outre les collections antiques et médiévales, le musée abrite entre autres un ensemble de peinture française du XIVe au XXe siècle ainsi que les œuvres d’artistes régionaux. Le Musée de Picardie témoigne de la transformation sociale et intellectuelle d’Amiens. Sa vocation initiale ne s’est jamais démentie et il soutient toujours, par son architecture et par ses collections, la comparaison avec les principaux musées de France et d’Europe.

Galerie de sculpture médiévale

Galerie de sculpture médiévale

Salle du premier étage.

Salle du premier étage.

Le « S », le « A » et le « P » enlacés forment le monogramme de la Société des Antiquaires de Picardie. Il figure en de nombreux endroits du musée, et notamment sur les grilles, pour rappeler le rôle de commanditaire joué par cette société savante.

Installation Contemporaine au Musée de Picardie 03

Gerwald Rockenschaub, Sans titre (2000) (présenté en 2008 au musée de Picardie)

Le texte est une retranscription quasi fidèle de celui qu’on peut lire sur le panneau devant le musée. Pour en savoir plus, sur les actualités du musée (que ce soit sur les expositions temporaires, ou à propos des travaux réalisés dans la galerie du premier étage, fermée jusqu’en 2014), c’est sur le site internet de la ville que ça se passe. Vous y retrouverez également toutes les informations pratiques pour votre future visite.

4 Replies to “Le musée de Picardie, Amiens, Somme (80)”

    1. Je partage totalement votre avis. J’y suis allée un peu par hasard, parce que j’avais le temps et que j’apprécie de visiter les musées, et j’ai été plus qu’agréablement surprise par la qualité des collections abritées là-bas. Et encore, à l’époque de ma visite (en 2008), certaines salles étaient fermées pour travaux, mais j’en garde tout de même un excellent souvenir et n’hésiterai pas à le refaire si l’occasion se présente.

    1. Je comprends qu’on puisse ne pas apprécier. Mais du coup, je serais intéressée pour en connaître plus précisément les raisons : manque d’intérêt pour les sujets abordés (qui sont vastes), pour la muséographie ? Ma visite commence à dater (2008 déjà…) et j’étais alors toute jeune étudiante en histoire de l’art et peut-être avec moins d’esprit critique qu’aujourd’hui, mais j’en garde pourtant un bon souvenir, une présentation claire et de très belles œuvres.

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