Les Jardins Suspendus et le Fort de Sainte-Adresse, Le Havre, Seine-Maritime (76)

C’est en 2008, après une importante réhabilitation du Fort de Sainte-Adresse, que les Jardins Suspendus ont ouvert au public sur les hauteurs du Havre, offrant aux visiteurs un lieu de promenade remarquable. S’étendant sur dix-sept hectares, les jardins thématiques invitent au voyage tout au long de l’année. Une partie des serres qui abritent les collections de la ville sur 5000 m2 sont aussi ouvertes à la visite une bonne partie de l’année (y comprit en hiver, durant les week-ends et la plupart des jours fériés). Il ne faut pas non plus oublier le superbe point de vue d’où l’on peut contempler la ville et son port ainsi que l’estuaire de la Seine.

Entrée Sud

Entrée Sud

L’édification du fort de Sainte-Adresse date de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1852, les fortifications de la ville sont démolies afin de permettre son extension et celle de son port avec notamment l’annexion de ses faubourgs. En contrepartie, le ministre de la Guerre de Napoléon III obtint la construction d’une ligne de trois forts défensifs sur les hauteurs du plateau de Caux, dont le fort de Sainte-Adresse, face à la rade, fait partie.

Sa construction, s’inspirant du modèle-type de la forteresse selon Vauban, est achevée en 1858. Prévu pour repousser une attaque venant de la mer, il n’est pas conçu pour les offensives venant de l’Est. En 1870, les troupes prussiennes s’arrêtent aux portes du Havre et le fort n’est que peu sollicité. Par la suite, son rôle décline. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, il accueille différents bataillons d’artilleurs à pied. Un peloton de gendarmerie puis de garde républicaine l’occupent dans l’entre-deux-guerres, avant d’être occupé par les Allemands en 1940. En 1945, l’armée américaine y séjourne quelques temps. Cette ancienne base militaire sera déclassée en 1965, désaffectée en 1979 avant d’être rachetée par la ville du Havre en 2000.

Remparts sud

Remparts sud

Après cinq ans d’études et de concertations, les travaux de réhabilitation commencent pour aboutir à l’ouverture des Jardins Suspendus, inaugurés le 20 septembre 2008. Côté cour, les serres accueillent les collections végétales municipales. Une partie d’entre elles est ouverte à la visite. On peut ainsi se promener au milieu de plantes tropicales avant d’admirer l’importante collection d’orchidées et les plantes carnivores. Puis on ira découvrir les différentes espèces de cactées et de succulentes. Sur chaque porte donnant accès à une salle de la serre, on en apprendra plus sur le botaniste qui donne son nom à celle-ci. Elles sont au nombre de douze : JUSSIEU (plantes carnivores), POIVRE (plantes ressources), ADANSON (Pipéracées et Gesnériacées), COMMERSON (plantes tropicales), BONPLAND (Broméliacées et plantes épiphytes), LAMARCK (Orchidées), DE L’ÉCLUSE (plantes tropicales), PLUMIER (Bégonias), CAYEUX (plantes vertes), TOURNEFORT (plantes de la forêt tropicale), L’HÉRITIER DE BRUTELLE (plantes vertes et fleuries) et DOMBEY (plantes de climat sec).

Orchidée

Orchidée

Cactées

Cactées

À l’extérieur, à proximité immédiate des serres, se trouvent un espace d’expérimentation : le jardin des essais est le lieu où les jardiniers testent les assortiments de massifs fleuris qui orneront la ville. Ensuite, les jardins thématiques font cheminer le visiteur de l’Asie à l’Amérique du Nord, en passant par le jardin austral où se trouvent encore des vestiges architecturaux des anciennes batteries militaires. La roseraie n’abrite pas moins de 350 variétés de descendants du rosier « La France », soit près de deux milles rosiers. La balade permet de retracer l’évolution du savoir-faire des rosiéristes du monde entier. Le jardin des explorateurs contemporains quant à lui rend hommage aux explorateurs du XXe et du XXIe siècle. C’est ici que les jardiniers cultivent régulièrement de nouvelles espèces, fruits des recherches des botanistes du monde entier.

Jardins des Explorateurs contemporains

Jardins des Explorateurs contemporains

Le Jardin Austral

Le Jardin Austral

Serres

Serres

S’il vous reste du temps, n’hésitez pas à faire une pause au salon de thé installé dans l’une des anciennes casemates du Fort, du côté de l’entrée Nord. Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’y arrêter, mais les échos à son sujet sont plutôt bons. Notez également que, du fait de son aménagement récent, le site est accessible aux personnes handicapées (par l’entrée sud, car du côté nord, on a quelques escaliers à franchir pour accéder à la cour) et un ascenseur permet de parvenir au sommet des remparts.

Un descriptif des lieux ainsi que toutes les informations pratiques (tarifs, dates et horaires d’ouverture) accompagnée d’un rapide historique du fort que j’ai repris plus haut sont disponibles sur le site de la ville du Havre. Je me suis appuyée sur eux pour rédiger cet article, ainsi que sur la documentation disponible sur place (plan, descriptifs des espaces extérieurs et des serres).

Cliquez sur la photo pour voir l’ensemble de la galerie consacrée au Havre.

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