Collégiale Saint Martin, Angers, Maine-et-Loire (49)

En entrant dans la collégiale Saint Martin à Angers, ce n’est pas moins de quinze siècles d’architecture que l’on peut admirer, résumés dans ce petit édifice en grande partie restitué dans son style roman. Classée Monument Historique en 1928, elle est acquise par le Conseil Général de Maine-et-Loire en 1986, la collégiale a été superbement réhabilitée entre 1988 et 2006 afin de mettre en valeur les différentes périodes qui ont marquées sa construction.

Arc de brique et de tuffeau.

La nef date principalement du temps du comte d’Anjou Foulques NERRA (987 – 1040). Très dégradée, elle a été restituée dans son état roman. Mais des éléments plus anciens sont visibles : de l’époque Mérovingienne subsiste en effet des maçonneries arasées, des sarcophages en calcaire et des coffrages en ardoise. L’accès à la crypte permet de découvrir les restes des premières églises du Ve au IXe siècle. La nef succédait également à une église carolingienne du Xe siècle dont les grands arcs de la croisée du transept, encore présents, sont en brique et en tuffeau.

La construction du chœur date de la seconde moitié du XIIe siècle. Il sera allongé à l’occasion de deux campagnes, dans le style gothique angevin. La chapelle des anges achève la reconstruction gothique et les vestiges d’un riche décor peint témoignent de plusieurs campagnes de décoration. Vers 1471, grâce aux largesses accordées par le roi René les murs du transept sont surélevés et une nouvelle charpente est mise en place. Il en subsiste aujourd’hui la voûte lambrissée peinte des bras et décorée de nombreuses armoiries.

De nombreuses sculptures provenant de tout l’Anjou sont également exposées. La plupart d’entre elles sont réalisées en terre cuite et illustrent cette spécialité des ateliers régionaux au XVIIe siècle tout en révélant les nouvelles dévotions de la Contre-réforme de cette époque. Outre une Vierge à l’enfant, une Vierge du Calvaire, une grande sculpture de Saint Sébastien et d’autres, on peut aussi y voir une sculpture en pierre de Sainte Marguerite, datant du XVIe siècle. Provenant d’un cimetière voisin, elle représente la sainte qui vient de ressortir du dragon qui l’avait avalée. Celui-ci tient encore dans sa gueule béante un pan du manteau de la Sainte.

Sainte Marguerite sortant du dragon.

Si vous souhaitez en savoir plus, je ne peux que vous conseiller la visite du site de la collégiale qui est très bien fait et très complet. L’histoire de la collégiale y est décrite de façon plus détaillées (pour ma part, je me suis appuyée sur le livret de visite disponible à l’accueil du site) et des publications de qualités sont disponibles à la boutique. L’article sur le site de Patrimoine-Histoire est également très bien documenté et abondamment illustré. Et bien sûr, si vous passez par Angers, n’hésitez surtout pas à y faire un tour, elle vaut franchement le coup d’œil (si ce n’est plus).

Cliquez sur la photo pour voir l’ensemble de la galerie.

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