Le village de l’An Mil, Melrand, Morbihan (56)

Le village de l’An Mil semble appartenir à un autre temps. Et pour cause, on y œuvre avec des techniques ancestrales. On y (re)découvre des matériaux traditionnels utilisés pour la construction tels que le chaume, travaillé avec des outils déjà connus de nos aïeux. Grâce à l’architecture et à ces outils, nous pouvons mieux appréhender les différents aspects de la vie rurale médiévale en centre Bretagne il y a mille ans.

Chaumière du site de « Lann Goug Melrand » et les moutons d’Ouessant en arrière plan.

Les vestiges archéologiques du vieux bourg de Melrand, fouillés par l’archéologue Aveneau de Grancière dès 1902, s’étendent sur près de deux hectares, sur le plateau de la vallée du Blavet culminant à 112 mètres d’altitude. Sur les dix-sept bâtiments recensés, dix ont été fouillés à ce jour. C’est grâce à ces vestiges qu’on a reconstruits quelques bâtiments tels qu’ils devaient l’être à l’époque. Ce village reconstitué sert à des fins pédagogiques puisqu’il accueille du public tout au long de l’année.

Les animaux présents sur le site sont des races rustiques locales qui, d’après les recherches, sont celles qui se rapprochent le plus de celles qui étaient présentes au Moyen Âge : vaches pie noire bretonne, moutons d’Ouessant à laine noire, chèvres de fossés au poil long et poule Gauloise dorée. Quant au jardin expérimental, on y cultive des plantes médicinales, alimentaires et tinctortiales (dont certaines parties peuvent servir à préparer des colorants et des teintures pour les fibres textiles naturelles par exemple) qui étaient déjà utilisées dans ces temps reculés.

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