Le manoir de Villers et son parc, Saint-Pierre-de-Manneville, Seine-Maritime (76)

Le manoir de Villers se trouve aux portes de Rouen, dans la boucle de Roumare, sur la commune de Saint-Pierre-de-Manneville. L’édifice est privé mais ouvre au public une partie de l’année et permet de découvrir cette exceptionnelle maison de maître édifiée au XVIe siècle. La chapelle, ainsi que les façades et toitures du corps de logis sont inscrites au titre des Monuments Historiques par arrêté du 6 août 1997. Le parc, lui, possède le label Jardin remarquable. C’est dire si cet ensemble vaut le détour !

Façades principales

Ce site seigneurial est mentionné dans les sources au XVIe siècle. Au XVIIIe siècle, le manoir est la propriété de la famille Méry de Bellegarde. Vers 1905, le propriétaire a fait opérer par l’architecte rouennais Charles LASSIRE des transformations radicales au logis (adjonction d’un pavillon de style normand). Hormis la chapelle du XVIe, les bâtiments ont été modifiés au XIXe siècle ou reconstruits dans un style régionaliste au début du XXe siècle.

La visite de l’édifice permet de découvrir un intérieur préservé et les propriétaires nous content à la fois l’histoire du manoir et d’autres, qui y sont liées de près ou de loin comme l’histoire de la céramique européenne. On y découvre aussi des liens avec un autre édifice remarquable de la région : le manoir d’Ango, par le biais de la chambre des Voyages. Le manoir de Villers s’inscrit ainsi parfaitement dans l’histoire régionale, nationale voire internationale.

Le parc est divisé en plusieurs espaces dont trois jardins, appelés respectivement le jardin du Levant (composition classique, qui se trouvent à l’entrée du domaine et qui est donc le premier vu par le visiteur), le jardin Secret, en face du premier mais plutôt voué à l’intimité, et le théâtre de Verdure, qui, face au manoir, déploie ses ifs taillés en chapeau de gendarme et percés de portes entourant la scène. Depuis l’escalier qu’ils encadrent, notre regard peut embrasser l’ensemble du manoir.

La chapelle, construite en pierre de Caumont, a été épargnée par les révolutionnaires venus démanteler le colombier. Remarquablement restaurée, il faut en admirer le plafond peint de campanules et la poutre de gloire au trèfle trinitaire ainsi que le retable du XVIIIe siècle représentant Saint-Jean Baptiste annonçant le messie (restauré en 2004 avec le soutien des membres de l’association du Manoir de Villers).

Enfin, le petit Chalet isolé au fond du parc a recouvré sa vocation première après sa restauration en 1997 en devenant l’écrin d’expositions temporaires. Construit dans l’esprit des Folies des parcs paysagers du XIXe siècle, c’était à l’origine un lieu propice à l’étude, la lecture, l’écriture, la peinture ou encore la photographie.

Outre mes souvenirs de la visite de ce domaine, le site officiel du manoir est très bien fait et présente l’ensemble de façon exhaustive. La fiche de la base Mérimée viendra quant à elle, apporter quelques précisions techniques.

Cliquez sur la photo pour voir l’ensemble de la galerie.

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