Le château de Nymphenburg et son parc, Munich, Bavière, Allemagne

À l’Ouest de Munich se trouve un château exceptionnel édifié au XVIIe siècle. C’est le prince-électeur Ferdinand Maria de Bavière qui, heureux de la naissance de son fils le prince héritier Maximilien-Emmanuel, l’offrit à son épouse Henriette Adélaïde de Savoie. Il s’agit alors d’une résidence d’été et il le restera jusqu’en 1918.

Panorama sur le pavillon central, avec le canal au premier plan.

Sa construction débuta en 1664 par le pavillon central. Le maître d’œuvre est l’architecte italien Agostino BARELLI et il prend les villas du Nord de l’Italie pour modèle. Le château sera agrandi au cours du temps et d’autres maîtres d’œuvre se succèderont : Enrico ZUCCALLI à partir de 1673, Joseph EFFNER après 1714 au retour de l’exil hollandais du prince. C’est à lui que l’on doit également les pavillons Pagodenbeug, Badenburg et Magdalenenklaus qui se trouvent dans le parc. Quatre générations de WITTELSBACH se sont succédées de 1664 à 1757 pour participer à la construction de ce château qui sera le théâtre de la mort du roi Maximilien Ier en 1825, et de la naissance de Louis II de Bavière en 1845.

La façade mesure sept cents mètres de long et le parc couvre une superficie de trois cents hectares. Terminé en 1730, l’aménagement circulaire (le Schlossrondell) devant l’aile principale était considéré à l’époque comme une merveille architecturale.

Les courtisans pouvaient parcourir le parc aménagé sur le modèle de Versailles au XVIIIe siècle aussi bien à pied qu’à bord d’embarcations sur le canal du château (qui offre un magnifique panorama sur l’édifice). Aujourd’hui, le jardin est majoritairement aménagées à l’anglaise mais on a conservé une partie aménagée à la française devant le château et jusqu’à la grande cascade. Les pavillons sont disséminés dans ce parc. On peut y voir le pavillon de chasse Amalienburg, considéré comme la perle du parc et construit entre 1734 et 1739 par l’architecte belge François de CUVILLIÈS sur commande du prince-électeur Karl ALBRECHT pour son épouse Amalie Maria.

On peut aussi découvrir Badenburg, la première piscine couverte chauffée d’Europe (1718-1721), le Pagodenburg (1717-1719) qui doit son nom au salon chinois du premier étage, la Magdalenaklause, grotte artificielle avec une chapelle dabs laquelle le prince-électeur Max-Emmanuel pensait se retirer pour la prière et la méditation (1725-1728).

Si vous souhaitez approfondir cette présentation succincte, je vous conseille les sites suivants :

  • Le site officiel du château de Nymphenburg en anglais et en allemand
  • Sur Wikipédia, on trouve un article sur le château et le parc mais il est plutôt succint en français. Si la langue de Goethe de vous effraie pas, vous pouvez vous tournez vers cette autre page Wikipédia qui est en plus abondamment illustrée.
  • Le site officiel de la manufacture de porcelaine de Nymphenburg
  • Un article sur Cityzeum

Enfin, pour rédiger cet article, je me suis particulièrement appuyer sur un petit guide de la ville de Munich :

  • Wilhlem RUPPRECHT, Guide de la ville de Munich, Schoening Verlag, Lübeck, 2007

Cliquez sur la photo pour voir l’ensemble de la galerie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *